Près de 14 000 Anglais, Gallois, Écossais ou Irlandais sont installés en Bretagne. La plupart en Centre Bretagne, attirés par le calme de sa campagne. Le repli sur soi que l’on aurait pu craindre, lors de la forte vague d’arrivée des sujets de sa Royale Majesté au début des années 2000, n’a pas eu lieu. Aujourd’hui, c’est en bon voisinage que Centre Bretons et Grand Bretons cohabitent. 

« Le calme et la beauté des paysages ». Pas un des Britanniques que nous avons interrogés n’a omis de citer cet argument pour motiver son installation dans notre région. La vie à la campagne est un « luxe » très recherché qu’il est difficile pour les sujets de sa Royale Majesté de pouvoir s’offrir dans leur pays d’origine. Voilà qui explique donc aisément pourquoi, contrairement aux autres immigrés plus présents à proximité des grands pôles d’emplois, les Britanniques, eux, ont préféré les zones rurales du Centre Bretagne. Y représentant dans certaines communes une part importante de la population.

Selon une étude publiée par l’Insee, en mai 2015, ils seraient ainsi 13 760 Anglais, Gallois, Écossais ou Irlandais à vivre en Bretagne, constituant la première origine des immigrés, soit 15 %. Une sympathique communauté anglophone à la rencontre de laquelle nous avons voulu aller pour ce nouveau numéro d’Ici et Là.

2002 et 2003 seraient les années qui ont enregistré le plus d’arrivées de Britanniques, fuyant notamment une Angleterre trop peuplée et où l’immobilier était alors très cher. Une vague qui soulève à l’époque des inquiétudes. Qui étaient donc ces gens qui ne parlaient pas notre langue, rachetaient nos ruines et ouvraient à tour de bras des gîtes, entreprises artisanales, commerces ? C’est pour permettre à chacun de mieux se connaître et s’apprécier que Marylin Le Moign a créé en 2003, AIKB, Association d’intégration Kreiz Breizh. Elle compte aujourd’hui 575 familles adhérentes (page 6).

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Quel sera l’impact du Brexit ?

L’objectif a été atteint, le repli sur soi que l’on pouvait craindre n’a pas eu lieu…Les Grands Bretons on su s’intégrer et se faire accepter des Centre Bretons. À l’image des « reporters » de Spotlight on Brittany qui, tous les mois, sillonnent la région à la recherche de bons sujets locaux pour leur émission diffusée sur les ondes centre bretonnes (page 7). À Caurel, la clientèle du Valfrescos est mixte, conformément à la volonté des propriétaires Valerie et Chris Jones qui n’on pas voulu en faire « un bar-café anglais » (page 8). 

L’adaptation s’est d’ailleurs faite dans les deux sens, le Centre Bretagne ayant su aussi s’arranger avec la forte présence de cette communauté anglophone. Chez CL&P assurance, fusion des agences Axa de Locminé et Pontivy, l’Anglais Tom et la Galloise Jane, sont les interlocuteurs privilégiés de la clientèle britannique (page 10). Tom et Jane qui prouvent aussi que non, tous les immigrés originaires du Royaume-Uni ne sont pas des retraités ou inactifs. Toujours selon l’étude Insee, ils sont un peu plus d’un quart à exercer un emploi. C’est également le cas de Toby et Caely, qui proposent des séjours en immersion à Silfiac, pour parfaire son anglais (page 12).

Depuis 2008, avec un taux de change de la livre par rapport à l’euro moins favorable aux expatriés britanniques, le nombre de ceux qui se sont installés en Bretagne s’est stabilisé voire a même diminué. Quel sera l’impact du Brexit sur cette immigration ? Nul ne peut vraiment encore le dire. « Nous n’avons jamais eu autant de familles adhérentes qu’avant le vote en faveur du Brexit », note cependant Marilyn Le Moign, présidente d’AIKB. De là à y voir une tendance se dessiner… Wait and see !

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Association Intégration Kreiz Breizh : « Apprendre à mieux se connaître et à vivre ensemble »

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Originaire du nord du Yorkshire, nationalisée Française depuis 1969, Marilyn Le Moign a créé en 2003, AIKB, Association Intégration Kreiz Breizh, dont le siège social se situe dans l’ancien relais de chasse des ducs de Rohan, à Gouarec. 575 familles anglophones y adhèrent. Interview. 

kreizhbreizh2Quelle était votre intention en créant AIKB en 2003 ?

L’année 2003 a été marquée par une vague d’arrivée des anglophones en Centre Bretagne. Attirés par le calme de la région, ils étaient nombreux à racheter de vieilles maisons, entraînant une hausse du prix de l’immobilier… et une certaine inquiétude de la part des locaux. J’ai créé AIKB pour éviter que les rapports entre les Bretons et les nouveaux arrivants anglophones ne se détériorent, pour donner l’occasion à chacun de mieux se connaître, de s’apprécier et d’apprendre à vivre ensemble. Mon idée était à la base, de faire d’AIKB une association plutôt culturelle. 

Très vite, d’autres besoins se sont fait ressentir ?

En effet, très vite, nos premiers adhérents ont exprimé un réel besoin d’aide dans leurs démarches administratives : auprès des impôts ou des mairies, ou encore pour des questions liées à la santé. L’association emploie aujourd’hui une salarié, Maggie, qui est chargée d’assister nos familles dans leurs démarches et organise régulièrement des conférences sur des sujets pratiques. Attention, l’idée n’est pas de tout faire à la leur place mais de les responsabiliser et les rendre autonomes.

Combien de familles adhèrent aujourd’hui à AIKB ?

D’une quarantaine à ses débuts, AIKB est passé à 575 familles adhérentes. La grande majorité est installée en Centre Bretagne, dans un secteur allant de Carhaix à Loudéac et de Locminé à Quintin. L’adhésion à l’association s’élève à 40 € par an plus 10 euros la première année.

D’autres activités gravitent autour d’AIKB ?

À l’initiative de membres de l’association, plusieurs clubs ont été créés : club de photo, d’art, de tir à l’arc et aussi la troupe de théâtre Arlequin. Un club de conversation se réunit tous les mercredis et réunit locaux et anglophones. Une bibliothèque en anglais est également ouverte aux membres d’AIKB. Enfin, l’association met ses locaux à disposition d’une enseignante qui dispense des cours de français. 

Avez-vous ressenti des premiers effets du Brexit ?

Oui, sur les demandes de nationalité française et de carte de séjour. Au moins des demandes de renseignements. Nous n’en avons jamais eu autant, c’est une vraie tendance de fond depuis le Brexit, en prévision de ce qui pourrait arriver. Et pour cause, les Anglais n’ont aucune idée de ce que pourrait être le contrecoup de ce vote.
La première grosse conséquence a été une perte de 16 % de la valeur de la livre sterling… 

Quel est selon vous le secret pour bien s’intégrer en Centre Bretagne lorsqu’on est anglophone ?

La langue est primordiale ! Il faut parler un minimum français. En Bretagne, la vie sociale est aussi très différente d’en Angleterre. Elle passe par l’adhésion à des associations locales, le bénévolat. C’est  pour moi une autre vraie clé d’entrée !

Pratique

AIKB, 3, rue de Sénéchal, à Gouarec. 

02 96 24 87 90 / e-mail : info@aikb.fr

Accueil du mardi au vendredi, de 10 h 30 à 13 h et de 14 h à 18 h.

Site internet : www.aikb.fr

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Spotlight on Brittany : des Grands-Bretons « on air ! » 

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 L’émission Spotlight on Brittany est diffusée depuis dix ans sur les ondes du Centre Bretagne. Elle est préparée par une équipe de « reporters » bénévoles, qui explorent chaque mois une thématique différente. Leurs reportages séduisent autant des auditeurs anglophones que francophones ! 

Coupures de presse éparpillées sur la table. Idées inscrites à la craie sur un tableau noir. Le mardi matin, c’est conférence de rédaction pour l’équipe de l’émission Spotlight on Brittany. Tandis que Chris fait du montage audio sur son ordinateur, Elaine, Robert et Jan, échangent sur les sujets qui illustreront la thématique choisie pour le mois de mars. « English in lessons » (l’anglais en leçons) en l’occurrence, qui fait le grand écart avec le thème de février, « Booze in Brittany » et que l’on pourrait traduire familièrement par « Picoler en Bretagne »…

Spotlight on Brittany a été initiée en 2007 par des bénévoles de l’association AIKB. Dix ans déjà, donc, que les Grands Bretons parlent aux auditeurs anglophones et francophones du Centre Bretagne, et même bien au-delà. « Avec Internet, on peut nous écouter de partout dans le monde », sourit Robert Millar. À ses côtés, Elaine Aigrell, Chris et Jan Tyacke, Jon Chambers et Jeff Smith, forment le « noyau dur » du comité éditorial actuel. « Nous nous appuyons aussi sur une équipe de correspondants dans toute la Bretagne et des “voix off” pour d’éventuelles traductions », indique Elaine.

Chacun son rôle. Elaine, Robert, Chris, Jon et Jeff, armés de leur magnétophone, œuvrent en bons reporters sur le terrain. Jane, elle, retranscrit chaque sujet pour le site internet. Bien qu’autonome, l’équipe bénéficie aussi du soutien de Bruno Blanchard, ingénieur du son professionnel, pour les finitions techniques avant diffusion.

spotlight-on-brittany230 minutes d’émission 

Chaque mois, une nouvelle émission de 30 minutes est préparée et compte entre trois et quatre reportages. Au programme de mars : une interview de Steven Huitorel qui délivre des cours d’anglais sur Youtube, des reportages sur la compagnie de théâtre « V.O » qui intervient auprès de lycéens et collégiens ou encore sur des cours d’anglais au rythme jazz et blues, au sein du collège Victor-Vasarely de Collinée… « Nous avons six semaines entre le moment où nous décidons des sujets et la première diffusion de l’émission », explique Robert. « Enfin, en théorie… » Car comme dans toutes rédactions, il n’est pas rare que l’équipe de Spotlight on Brittany se retrouve
« charrette » comme on dit dans le jargon journalistique. Ou « late », en anglais… Mais comme dans toutes rédactions également, c’est finalement toujours dans les temps que l’émission est diffusée sur les ondes du Centre Bretagne.

Pour écouter Spotlight on Brittany, il faut se brancher le mercredi et le dimanche à 14 h sur Radio Bro Gwened, ou le mercredi à 14 h et le samedi à 12 h sur Radio Kreizh Breizh. Les étourdis ou les auditeurs du bout du monde peuvent aussi se replier sur les podcasts, disponibles sur le site internet de l’émission.

Plus díinfos : www.spotlightonbrittany.fr

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Le Valfrescos à Caurel : un bar-café « anglais »… mais pas trop ! 

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Valérie et Christopher Jones ont rénové l’ancienne épicerie de Caurel, pour y aménager six chambres d’hôtes et un bar-café des plus cosmopolites. Près de la cheminée en hiver ou du barbecue dans le jardin en été, au Valfrescos, toutes les cultures se mélangent…

Ses propriétaires sont originaires du Devon, au sud-ouest de l’Angleterre. Son nom a une consonance italienne. Ses soirées thématiques font voyager en Grèce, en Espagne, en Indonésie…

Plutôt cosmopolite, le Valfrescos à Caurel ! Et pour cause : « nous ne voulions pas en faire un ” bar anglais ” mais un endroit qui concilie toutes les cultures », insistent Valerie et Christopher Jones, à la tête de cet établissement qui a ouvert ses portes en août 2014, en plein cœur de la petite commune costarmoricaine.

Valerie et Chris ont acheté en 2002 cette grande maison qui abritait autrefois l’épicerie du village. L’endroit n’avait jamais été réhabilité depuis la Seconde Guerre mondiale. « Nous avons attendu dix ans avant de nous décider, en 2012, à rénover complètement la maison. L’idée était d’aménager des chambres d’hôtes qui manquaient au bord du lac de Guerlédan », raconte Valérie.

Les travaux ont duré presque deux ans. Six chambres d’hôtes, toutes équipées de leur salle de bain privative et à la décoration raffinée, séduisent aujourd’hui une clientèle internationale. Le bar-café-restaurant offre 24 couverts, dans une ambiance chaleureuse tout en bois, poutres et pierres apparentes. Difficile d’imaginer qu’il y a deux ans à peine, ici même, « il n’y avait pas de plancher, pas de fenêtre, pas d’électricité… », se souvient Valérie.


Un repas dominical « so british »

Dans ce bar-café se côtoient régulièrement une clientèle d’Anglais et de Français. « Avec une petite majorité de Français », note Valérie. Sauf… « pour la retransmission du match de rugby France-Angleterre, lors du tournoi des six nations », s’amuse Valérie. Par excès de fierté des Français, paraîtrait-il, en cas de défaite…

Le tournoi des six nations fait partie de ces événements très populaires pour lesquels le Valfrescos ouvre, en formule « bar-snack » pendant l’hiver. Une période hivernale pendant laquelle l’établissement fonctionne, au ralenti, le week-end. À la carte du restaurant :
une cuisine maison et préparée par Valérie et son aide-cuisinier, avec des produits frais. Des plats essentiellement français. Seul le menu du dimanche midi correspond à celui d’un repas familial traditionnel anglais. « Avec au minimum trois légumes et des pommes de terre rôties pour accompagner la viande », détaille Valérie. Et des desserts « so british » : tarte au citron meringuée ou banoffee pie (pâtisserie à base de banane, crème et caramel).

Si l’hiver, les repas se prennent près de la grande cheminée, l’été, les convives du Valfrescos sont invités à prendre place au jardin, pour déguster steacks, burgers ou encore brochettes de gambas grillées au barbecue. « On s’installe ainsi “al fresco”. Cela donne toujours lieu à des soirées très conviviales », se réjouissent Valérie et Christopher. Ce sympathique couple d’anglais, parfaitement  intégré, a réussi son pari : «  prendre le meilleur de toutes les cultures et offrir quelque chose de différent en Centre Bretagne ! »

 Infos pratiques

Le Valfrescos, Bar-café – chambres d’hôtes

Route du Lac, à Caurel

02 96 26 75 95 – valfrescoscaurel@gmail.com

www.valfrescos.com

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Chez CL&P Assurances, Tom et Jane aux petits soins de la clientèle anglophone

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Les anglophones représentent 20 % de la clientèle de CL&P Assurances, société née de la fusion des agences Axa de Pontivy et Locminé. Jane Poissant, originaire du Pays de Galles, et Tom Furnival, anglais, sont là pour mieux les guider et les servir. 

Un accent charmant et tenace trahit encore les origines galloises de Jane Poissant, 50 ans. Celui de Tom Furnival, en revanche, est quasi gommé au point presque de se méprendre sur la nationalité de ce grand et jeune Anglais de 25 ans. Jane est arrivée il y a 20 ans en France, « après mes études et dans le cadre d’Erasmus », précise celle qui avait alors déjà rencontré celui qui deviendrait son mari, Guillaume, à la faveur d’un séjour de ce dernier à Cardiff. Tom, lui, était un minot de 10 ans lorsque son père s’est installé en Bretagne. « Il avait acheté une maison à Guéméné-sur-Scorff, en prévision de sa retraite. Il est reparti cinq ans plus tard en Angleterre, mais moi je suis resté », raconte celui qui a ainsi passé toute son adolescence en Centre Bretagne, décrochant son bac puis son BTS assurance, au lycée Joseph-Loth de Pontivy.

Un réel atout pour la société

Tom et Jane sont les deux interlocuteurs privilégiés de la clientèle anglophone de CL&P Assurances, société née de la fusion des agences Axa de Pontivy et Locminé. « Les anglophones représentent environ 20 % de la clientèle des deux agences, ce qui est assez important. Le besoin était réel de leur dédier des personnes pour mieux les conseiller et les assister », souligne Jane, dont le mari, Guillaume Poissant, est agent général à Locminé. Jane est plus particulièrement chargée de la partie communication avec cette clientèle anglophone : rédaction d’e-mail, de documents administratifs, préparation de flyers… Recruté en décembre 2015 à Pontivy, Tom, lui, apporte son conseil et son expertise en assurances auto, maison, santé, professionnelle ou encore pour les animaux auprès du portefeuille « Britanniques », de CL&P Assurances.

« Pour nos clients anglophones, c’est très rassurant d’avoir affaire à des personnes qui parlent couramment l’anglais. Le domaine des assurances peut s’avérer parfois compliqué et très technique. Avec Jane, mais aussi Clémence, hôtesse d’accueil bilingue à l’agence de Pontivy, nous leur facilitons la vie », note Tom. « Ce service anglophone proposé par CL&P assurances est vraiment complet et constitue un réel atout pour la société », rajoute Jane.

Un atout dont Tom et Jane se font d’ailleurs les ambassadeurs, une fois par an en Grande Bretagne, lors d’un grand salon qui pourrait être l’équivalent de celui de l’habitat en France. « Notre participation annuelle à ce salon nous permet de séduire une clientèle anglophone bien plus large que celle qui est installée dans notre secteur », observe Jane. Ainsi, ce sont des anglophones des Alpes ou du sud de la France qui viennent s’assurer… et se rassurer en Centre Bretagne.

Pratique

CL & P Assurance (agences AXA)

Agence de Pontivy : 75, rue Nationale, 56300 Pontivy ; 02 97 25 41 02

Agence de Locminé : 6, place du marché, 56500 Locminé ; 02 97 60 08 23

E-mail : contact@clp-assurances.fr – Site internet : www.clp-assurances.fr

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Stage linguistique à Silfiac : immersion « in english » chez Toby et Caely…

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Toby et Caely Ward-Edwards sont « famille d’accueil » pour Bringing People Together SL Grand Ouest. Ce couple anglo-américain reçoit chez lui, à Silfiac, collégiens et lycéens, mais aussi des adultes pour des séjours en immersion. Une seule consigne : « on ne parle qu’en anglais ». Efficace !  

Clément a 16 ans et est en classe de 1ère S à Gazeran, en région parisienne. C’est en Centre Bretagne, que le jeune homme a passé sa première semaine de vacances d’hiver. Avec un objectif : se perfectionner… en anglais ! Pour la troisième fois en un an, Clément a séjourné chez Toby et Caely Ward-Edwards, à Silfiac. « Au départ, j’ai eu quelques difficultés avec la prononciation. Mais la motivation emporte tout et j’ai tout de suite adopté cette fabuleuse famille », témoigne Clément.

Toby et Caely sont « famille d’accueil » depuis 2011 pour Bringing People Together SL Ouest. Basée à Saint-Martin-sur-Oust, la société propose des stages en immersion chez des anglophones vivant notamment en Bretagne. « Majoritairement en Centre Bretagne », précise Christine Prédery, la gérante.

Toby, Anglais de Plymouth, 44 ans, et Caely, Californienne de 30 ans, reçoivent leurs stagiaires à domicile, en l’occurrence l’ancienne école de Silfiac, rénovée en maison d’habitation. « Nous accueillons surtout des scolaires, entre 14 et 17 ans, parfois plus jeunes, pendant les vacances, mais aussi des adultes, les week-ends et hors congés scolaires », indique Caely. Un seul stagiaire à la fois pour une immersion réussie. Avec une consigne stricte : « on ne parle qu’en anglais ! », insiste Caely. Elle-même enseignante, la jeune américaine sait utiliser des techniques de diversion en cas de difficultés. « Au final, on réussit toujours à se comprendre ! Ces séjours sont très efficaces même pour des personnes qui ont un faible niveau », promet Caely. « Aujourd’hui, je comprends 90 % de ce que Caely et Toby me disent », renchérit le jeune Clément.

« On tisse de vrais liens »

Pratique de la guitare avec Toby, musicien qui a d’ailleurs installé un studio d’enregistrement dans sa maison, jeux de société, cours de yoga ou cuisine avec Caely, promenades quotidiennes avec leurs trois chiens ou visites de sites d’intérêt dans la région, sont quelques-unes des activités proposées à ses hôtes par ce sympathique couple anglo-américain. « Nous adaptons le programme selon les goûts de nos stagiaires », soulignent Toby et Caely, dont le planning d’accueil affiche complet jusqu’à la fin d’année 2017. Comme Clément, nombreux sont ceux qui, après un premier séjour à Silfiac, n’ont pas hésité à revenir. Une douzaine environ… « C’est super sympa de constater les progrès de chacun en anglais et aussi de les voir grandir. On tisse de vrais liens », s’enthousiasme Toby.

« Je ne sais pas si je reviendrai chez Toby et Caely en tant qu’élève, mais nous sommes maintenant amis pour la vie et c’est sûr, je leur rendrai visite régulièrement, quand je le pourrai », promet de son côté Clément.

Renseignements :

Bringing People Together

02 99 91 59 77 – www.bringing-people-together.fr