En ce début de deuxième semestre scolaire et alors que les portes ouvertes des différents lycées vont s’échelonner jusqu’au printemps, on fait le point sur l’enseignement secondaire en Centre Bretagne. En résumé : neuf établissements, près de 4 500 élèves et une offre de formation très variée.

Près de 90 %. C’est le taux de scolarisation, très élevé, des jeunes de 16 à 19 ans, dans l’un des 260 lycées publics ou privés de Bretagne. La région se distingue aussi par un taux de réussite aux examens toujours supérieur à la moyenne.

En Centre Bretagne, ce ne sont pas loin de 4 500 élèves qui fréquentent les bancs de neufs établissements d’enseignement secondaire, répartis sur les secteurs de Pontivy et Loudéac. Avec des effectifs plutôt disparates : quand le lycée Joseph-Loth, gros paquebot du centre-ville pontivyen accueille 1 200 élèves, Xavier-Grall à Loudéac ou Kerlebost à Saint-Thuriau, eux, assument leur caractère familial avec à peine plus de 200 élèves. 

L’offre de formation secondaire en Centre Bretagne est surtout marquée par sa grande diversité entre enseignement général, séries technologiques ou encore formation professionnelle, en alternance ou non. Une offre qui ouvre de belles perspectives pour de nombreux domaines d’activités. Joseph-Loth, à Pontivy ou Fulgence-Bienvenüe et Saint-Joseph, à Loudéac, ont su, par exemple, moderniser leur cursus général. Le premier offre ainsi de nouveaux enseignements autour des sciences de l’informatique, le second des filières sportives, enfin le troisième prépare aux métiers de l’audiovisuel. Spécialisé dans les métiers du bâtiment, le lycée du Blavet recrute ses élèves jusque dans le sud du Morbihan et s’attache à répondre au besoin en personnel qualifié des entreprises d’un secteur qui redémarre. Autre secteur très porteur : celui de la commercialisation et des services en restauration sur lequel le lycée Saint-Ivy veut mettre la lumière.

Lycée agricole, une spécificité centre bretonne

L’enseignement secondaire ne serait pas ce qu’il est en Centre Bretagne sans sa forte représentativité de lycées agricoles. À l’image d’ailleurs de la région Bretagne, première académie en terme d’implantation de lycées agricoles avec 62 établissements sur tout le territoire. Ils sont cinq en Centre Bretagne. Le lycée du Gros Chêne est le plus important, du moins en effectifs avec 450 élèves. Un lycée qui prend d’ailleurs le virage du développement durable. Les lycées Kerlebost à Saint-Thuriau et Anne-de-Bretagne à Locminé sont deux sites complémentaires, le premier étant axé sur la production et le second sur les services à la personne. Kerlebost qui a d’ailleurs pour projet d’ouvrir un CAP « métiers de l’agriculture », niveau de diplôme finalement assez rare dans la région, afin d’accueillir des élèves qui ne sauraient pas trouver leur place dans l’enseignement classique. C’est aussi la mission que se donne la Maison Familiale et Rurale de Loudéac. 

Générales, technologiques ou professionnelles, en alternance ou pas, toutes les filières secondaires présentes en Centre Bretagne ont un dernier but : donner leur chance à tous les élèves d’accéder dans les meilleures conditions à des études supérieures. Le Centre Bretagne ne manque d’ailleurs pas de formations post-bac, pour la plupart liées aux activités du territoire, industrie, agriculture, commerce… 

 

Lycée Fulgence-Bienvenüe : « Un établissement à dimension humaine »

Lycee1Polyvalent, le lycée Fulgence-Bienvenüe l’est assurément. Du CAP au BTS, il propose en effet des formations générales mais également des formations tertiaires ou industrielles. Des enseignements qui seront bientôt dispensés dans un tout nouvel écrin. 

« La qualité de l’établissement est intimement liée au dynamisme des équipes pédagogiques. » Proviseur du lycée Fulgence-Bienvenüe depuis septembre dernier, Jean-Louis Buannic affirme d’emblée son enthousiasme pour l’établissement où il achèvera sa carrière, dans trois ans. Pour être un nouveau venu, il connaît pourtant bien le lieu. Dans un passé pas si lointain, il a en effet déjà officié dans l’établissement loudéacien. À l’époque, il en était même le proviseur-adjoint. Si le temps a passé, l’esprit est en revanche demeuré le même. « C’est un établissement à dimension humaine porté par l’humanisme », insiste-t-il. Pour étayer son propos, il lui suffit de jeter un œil sur le tableau des mouvements du corps enseignant, lors de la dernière rentrée scolaire. « Sur 93 enseignants nous n’avons enregistré qu’un seul départ, se réjouit-il. Et au cours des six dernières années, le nombre des professeurs agrégés a été multiplié par deux. »

De très bons résultats au bac

D’ici quelques semaines, ils vont même pouvoir bénéficier d’un nouvel univers professionnel. Lancés en 2015, des travaux de réhabilitation complète du bâtiment situé en bordure de la rue de Penthièvre seront achevés. Sur trois niveaux, l’aile nord abritera l’internat, le foyer et le pôle social-santé. L’aile sud accueillera de nouvelles salles de classe.

Cette nouvelle vitrine devrait contribuer à améliorer encore l’image d’un établissement qui compte aujourd’hui plus de 800 élèves et qui affiche pourtant d’excellents résultats. C’est notamment le cas des filières générales. Depuis trois ans, les résultats au bac des filières L et ES affichent un taux de réussite de 100 %, contre 92 % pour la filière S. Les bacs technologiques affichent également des résultats probants : 100 % de réussite pour la filière STI (sciences et techniques de l’industrie et du développement durable) et 85 % pour la filière STMG (sciences et techniques du management et de la gestion).

De la 3e « prépa-pro » au bac, la section professionnelle de l’établissement loudéacien peut également s’enorgueillir de bons résultats. Qu’il s’agisse du secteur industriel (électrotechnique, maintenance des véhicules automobiles), ou tertiaire (logistique, transport ou commerce), la formation en trois ans comprend automatiquement 22 semaines de stages en entreprise.

Enfin, outre une filière européenne avec des voyages réguliers outre-Manche et outre-Atlantique, le lycée Fulgence-Bienvenüe propose également deux sections sportives en handball et en escalade.

 

Pratique

Lycée Fulgence-Bienvenüe

14, rue Anatole-Le-Braz – 22600 Loudéac

02 96 66 87 00

www.lycee-fulgence-bienvenue-loudeac.ac-rennes.fr

 

Lycée professionnel du Blavet : 260 élèves bâtissent leur avenir

Lycee2Mise en situation en ateliers, stages en entreprises, projets pédagogiques… Au lycée professionnel du Blavet, formant aux métiers du bâtiment et du confort de l’habitat, on s’attache à permettre aux jeunes d’entrer sur le marché du travail avec la meilleure qualification.

Ambiance studieuse dans l’atelier « charpente » du lycée professionnel du Blavet, à Pontivy. Sur son établi, Baptiste œuvre à la taille d’un « engueulement » d’arêtier. « Il s’agit d’une pièce de raccordement que l’on taille de façon conique », explique le jeune homme. À 19 ans et après une expérience en compagnonnage, Baptiste a choisi d’intégrer un CAP Charpente. « J’adore travailler le bois », motive-t-il.

Comme Baptiste, 260 élèves sont scolarisés au lycée professionnel du Blavet, lycée des métiers du bâtiment et du confort de l’habitat, labellisé Qualycée. Recrutant sur l’ensemble de la Bretagne, l’établissement pontivyen n’a pas échappé à la crise du secteur qui s’est fait ressentir sur ses effectifs. Mais, se fiant aux discours des différents organismes professionnels, « le bâtiment reprend des couleurs et nous espérons de nouveau atteindre les 300 élèves très vite », souligne Jean-Jacques Merceur, le proviseur.

Forum de l’éco-construction en février

Ici, les jeunes se préparent, par des CAP ou des bacs pro, aux métiers de géomètre-topographe, technicien du bâtiment (métreur, maçon, charpentier, menuisier, constructeur bois, plombier, électricien, peintre-décorateur, chauffagiste). Un BTS « maintenance des systèmes énergétiques option fluide », va bientôt compléter cette offre de formation.

« Toutes nos formations sont en alternance », précise Jean-Jacques Merceur. Au sein du lycée, l’enseignement professionnel se déroule dans des ateliers qui permettent une mise en situation, pour chaque métier. Le cursus comprend également plusieurs stages en entreprise. « La qualification de nos élèves vient en grande partie de cette expérience en entreprise », insiste le proviseur, toujours en quête de nouvelles structures où placer ses élèves. « Les entreprises doivent comprendre que sans cette alternance, il n’y a pas de jeunes formés et donc pas de personnel qualifié sur le marché du travail à terme. Il s’agit bel et bien d’une co-formation », observe Jean-Jacques Merceur.

Ouvert sur l’extérieur, le lycée professionnel du Blavet s’attache également à donner une dimension internationale au parcours de ses élèves. Par le biais de projets pédagogiques tels que l’installation de pompes solaires au Maroc avec l’association « Eau soleil ». À la faveur de voyages d’études aussi, comme à Jersey où les lycéens pontivyens ont participé au montage de centrales thermiques. « Nous avons également, dans le cadre d’Erasmus, des projets de formation en entreprise en Allemagne ou en Irlande », révèle Jean-Jacques Merceur.

En attendant, en collaboration avec le pays de Pontivy, le lycée ouvrira ses portes aux artisans et décideurs politiques locaux, à l’occasion d’un forum de l’éco-construction, les 3 et 4 février. Conférences et ateliers doivent permettre de « faire découvrir les matériaux, les activités et les savoir-faire liés à ce domaine ». 

 

Pratique

Lycée du Blavet

43, rue Charles-Gounod – 56300 Pontivy

02 97 25 35 40

www.lycee-blavet.fr

 

Lycée du Gros Chêne à Pontivy : Le virage du développement durable

Lycee3Il a fêté ses 50 ans cette année. Le lycée agricole public du Gros Chêne de Pontivy accueille aujourd’hui 450 élèves, de la seconde au BTS. « Des effectifs stables depuis cinq ans », observe Catherine Rolling, nouvelle proviseur-adjointe. 

Évidemment, c’est pour ses classes spécifiques à l’enseignement agricole que le lycée du Gros Chêne de Pontivy est connu. L’établissement prépare ainsi à deux bacs technologiques et un bac général visant ainsi qu’à des études supérieures dans les secteurs de l’environnement et du vivant, des produits alimentaires ou du laboratoire, mais aussi à trois bacs pro, dont celui par exemple de
« conduite et gestion d’une exploitation agricole » et à trois BTS agricoles. Son exploitation, consacrée à la culture, l’élevage laitier, porcin et avicole, et son magasin de producteurs sont autant d’outils pédagogiques mis à disposition de l’apprentissage des élèves.

Ces dernières années, le lycée agricole pontivyen a résolument pris le virage du développement durable. Le Gros Chêne s’inscrit ainsi dans le dispositif « Enseigner à produire autrement », chapeauté par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, et qui vise à former les futurs agriculteurs à des pratiques moins prégnantes pour l’environnement. Conception d’éco-bordures, commercialisation en privilégiant les circuits-courts ou encore réduction des soins antibiotiques aux animaux font ainsi partie des cursus.

Spécialisation dans l’analyse biologique

« Nous tendons, d’une manière générale, à être de plus en plus en harmonie avec la nature au sein de l’exploitation », insiste Catherine Rolling. Au Gros Chêne, cochons, vaches, poules sont élevés en plein air. Pour autant,
« nos formations visent aussi à montrer à nos élèves des modèles de ferme qui soient économiquement viables », renchérit la proviseur-adjointe. C’est pourquoi, il a été décidé de doubler la capacité du poulailler, qui va passer de 3 000 à 6 000 poules. Les travaux doivent débuter au printemps 2017.

Autre projet, l’ouverture à la rentrée 2017-2018, d’un nouveau bac pro « laboratoire contrôle qualité », à destination des classes de premières et terminales. « Nous proposons déjà un BTS ” analyses agricoles biologiques et biotechnologique “, l’idée est de nous spécialiser à tous niveaux dans l’analyse et proposer une filière complète. C’est un secteur pour lequel nous arrivons bien à insérer nos élèves, du fait de la forte proportion d’entreprises agroalimentaires dans la région », explique Catherine Rolling.

Enfin, le lycée du Gros Chêne est l’un des rares établissements à proposer une section sportive « football » en Centre Bretagne. Ouverte aux filles et aux garçons, elle compte une centaine d’élèves, qui, en plus du tronc commun d’enseignement général, pratiquent huit à dix heures de sport par semaine. Une section sportive dont la renommée n’est plus à faire et au palmarès exceptionnel. Depuis sa création en 1987, elle a décroché pas moins de six titres de champion de France et participé à deux championnats du monde. Une belle vitrine pour le Gros Chêne !

 

Pratique

Lycée du Gros Chêne

Rue de Bretagne – 56300 Pontivy

02 97 25 93 10

www.legroschene.fr

 

Lycée Xavier-Grall : Des formations garanties d’avenir

Lycee4
« Un lycée pour aujourd’hui, un métier pour demain. » Le slogan placé juste sous le logo, n’est pas qu’un effet de communication, au lycée Xavier-Grall de Loudéac. Ses formations dans le domaine des services aux personnes offrent de nombreuses opportunités dans le monde professionnel.

Les clichés ont la vie dure ! Connu sous l’appellation de Stella Matutina, l’établissement de la rue Lavergne, à Loudéac, a longtemps été considéré comme « une école de la seconde chance », accueillant ceux qu’on appelle aujourd’hui « les décrocheurs ». Ces jeunes qui n’ont pas réussi à trouver leur place dans le système d’enseignement « classique » et qui le quittent sans le moindre diplôme.

Désormais baptisé lycée professionnel Xavier-Grall, l’établissement s’est transformé pour devenir un acteur important pour l’intégration sociale et professionnelle de nombreux jeunes du Centre Bretagne. « Avec un peu moins de 200 élèves, nous restons un établissement familial. C’est ce qui fait notre force », précise Marie-Christine Pécheux, directrice depuis sept ans. Un esprit qui se concrétise par des échanges constants entre les enseignants et les élèves et par un accompagnement individualisé de ces derniers.
« La prise en compte de chaque élève est ici vécue comme primordiale et fondamentale », assure la directrice.

Le service aux personnes

Les élèves sont ici accueillis dès la 4e et la 3e pour un parcours de découverte des métiers et l’obtention d’un brevet professionnel. L’établissement propose également un CAP « services d’accompagnement et vente en espace rural ». Mais c’est le bac professionnel « services aux personnes et aux territoires » qui apparaît bien comme la filière essentielle de l’établissement. « Elle s’adresse aux jeunes qui souhaitent soigner, animer, accueillir, orienter, éduquer ou encadrer des enfants, des adolescents, des personnes âgées ou handicapées, et plus généralement les populations rurales », explique la directrice. Un éventail particulièrement large et un enseignement avec des équipements adaptés qui comprend par ailleurs 20 semaines de stages sur trois années. Les résultats sont à la hauteur des efforts consentis puisque la filière affiche tout de même un taux de réussite de 98 % à l’examen.

Si à l’issue de ce diplôme, certains choisisent de mûrir encore leur projet professionnel par une formation complémentaire, proposée par l’établissement depuis trois ans, d’autres préfèrent passer des concours. D’infirmière à éducatrice de jeunes enfants, en passant par aide soignante, ou auxiliaire de puériculture l’éventail des possibilités comme les débouchés sont, là aussi, particulièrement larges. Aujourd’hui, de nombreuses aides-soignantes et infirmières de Kério sont passées par le lycée Xavier-Grall.

 

Pratique

Lycée professionnel Xavier-Grall

8, rue Lavergne – BP 531 – 22600 Loudéac

02 96 28 03 43

lyceexaviergrall.fr

 

Lycée agricole Kerlebost : Donner leur chance à tous les élèves

Lycee5Ses petits effectifs lui confèrent un caractère familial et sécurisant. Le lycée Kerlebost qui forme aux métiers de l’agriculture et du vivant à Saint-Thuriau, a pour projet de compléter sa filière avec un CAP à la rentrée prochaine. La validation par le conseil régional est attendue en ce début 2017. 

Offrir une formation à tous les élèves quel que soit leur niveau. Tel est l’objectif du lycée Kerlebost, à Saint-Thuriau, qui a pour projet d’ouvrir un CAP «  Métiers de l’agriculture », à la rentrée 2017-2018. Pour l’heure, ce lycée agricole accueille 215 élèves, de la 4e pro au BTS. « L’offre en CAP, est assez réduite en Centre Bretagne. En fin de collège, les élèves qui n’ont pas le niveau pour s’orienter en seconde générale ou pro, n’ont pas beaucoup d’autres choix que de quitter la région. Avec ce projet de CAP, nous voulons proposer à ces jeunes une formation qui corresponde à leur niveau », motive Alain Le Gall, directeur du lycée Kerlebost, ainsi que du lycée Anne-de-Bretagne à Locminé, deux sites complémentaires.

50% des élèves non issus du monde agricole

Diplôme concret, avec deux jours de classe et trois jours de travaux pratiques par semaine, ce CAP permettrait aux élèves de l’établissement de Saint-Thuriau d’accéder au statut d’ouvrier qualifié. Son originalité reposerait sur la mixité de son parcours : les jeunes pourraient choisir d’effectuer leurs deux années à l’école ou de faire leur deuxième année en apprentissage, en partenariat avec le CFA Saint-Yves de Gourin. La décision du conseil régional de Bretagne sur la validation de ce CAP est attendue en ce début d’année 2017.

S’il est accepté, ce CAP viendrait compléter une offre d’enseignement agricole déjà constituée d’un bac pro conduite et gestion d’une entreprise agricole. « Au sein de notre exploitation de 140 ha, qui constitue l’outil pédagogique principal de nos formations et se décline en trois grands ateliers, grandes cultures, production porcine et vaches allaitantes, notre objectif est d’enseigner les gestes agricoles de base à nos élèves. Ces ateliers ont d’autant plus d’importance qu’aujourd’hui la moitié de nos jeunes ne sont pas issus du monde agricole », observe Alain Le Gall.

À Kerlebost, on compte en moyenne 22 élèves par classe. Un lycée familial donc qui peut rassurer des jeunes collégiens pas forcément prêts à intégrer les rangs d’un grand lycée de ville. Kerlebost leur propose ainsi une seconde générale et technologique, « qui comprend une option nature et environnement », précise Marie-Pascale Pinatel, directrice-adjointe. La filière générale et technologique se poursuit par un bac sciences et technologies de l’agronomie et du vivant, qui doit donner des bases scientifiques et générales pour préparer à la poursuite d’études en cycle supérieur.

En l’occurrence, à Kerlebost, ces études supérieures se déclinent en BTSA technico-commercial. Avec trois options au choix : agrofourniture, produits alimentaires et boissons, vins et spiritueux. On attend la première cuvée « Kerlebost », issue de la vigne expérimentale de 300 pieds plantés par les BTS.

 

Pratique

Lycée Kerlebost

Kerlebost – 56300 Saint-Thuriau

02 97 28 99 66

www.lyceekerlebost.fr

 

Lycée Saint-Joseph : Les élèves font leur cinéma

Lycee6Établissement d’enseignement général, le lycée Saint-Joseph de Loudéac, propose les trois séries classiques (L, ES et S), de la seconde à la terminale. Depuis maintenant quatre ans, il propose aussi une ouverture vers les métiers du cinéma à travers un atelier audiovisuel.

En cette soirée du mois de juin 2016, il ne reste plus une place de libre dans la salle du cinéma Quai des Images, à Loudéac. Ce n’est pourtant pas un long métrage qui caracole en texte du box office qui est à l’affiche ce soir là… Les cinéphiles ont fait le déplacement pour assister à la troisième édition du festival organisé par le lycée Saint-Joseph et baptisé « Tapis rouge ». Outre une programmation des courts métrages réalisés par les collégiens, un documentaire-fiction réalisé par leurs aînés du lycée est également projeté. L’espace d’une soirée, c’est donc l’occasion pour les apprentis cinéastes de l’établissement, de présenter leurs réalisations au grand public.

Cela fait maintenant quatre ans que les lycéens qui le souhaitent, ont en effet la possibilité de faire leur cinéma, au lycée Saint-Joseph. Dès la classe de seconde, dans le cadre des options facultatives, un atelier audiovisuel leur est en effet proposé. À raison de deux heures hebdomadaires, ils peuvent se familiariser avec la culture et les techniques cinématographiques. Une option qu’ils poursuivent en classe de première et de terminale et qu’ils peuvent bien évidemment présenter au baccalauréat.

Partenariat avec Liège

« Elle regroupe aujourd’hui une trentaine d’élèves et les effectifs sont en constante augmentation, se réjouit le directrice, Carole Lecoq. L’objectif serait de faire labelliser cette option par le rectorat d’académie dans le courant de l’année. Cela devrait permettre aux élèves de valoriser en davantage leurs acquis. »

C’est d’ailleurs déjà le cas puisque certains élèves des premières promotions ont choisi de poursuivre dans cette voie avec le bac. Il est vrai que la formation permet aux cinéastes en herbe de bénéficier d’un solide bagage pour affronter les écoles spécialisées. Outre des cours théoriques avec l’enseignante d’arts plastiques, Claire Maingourd, ils bénéficient en effet de formations avec des professionnels. Sekouba Doucouré, comédien, et Brigitte Taillandier, ingénieure du son, viennent régulièrement dans l’établissement pour des exercices pratiques. Plus localement, la société Labelliere Prod, de Maryvonne Bléteau, apporte également son savoir-faire dans le domaine du montage.

Parallèlement, l’établissement tisse des liens à l’international. Un partenariat vient d’être formalisé avec l’école de cinéma et d’arts graphiques de Liège, en Belgique et une coréalisation a été engagée. Elle sera bien sûr présentée lors de la prochaine édition du festival « Tapis rouge », en juin prochain.

 

Pratique

Lycée Saint-Joseph

42, rue de La Chèze – 22600 Loudéac

02 96 66 10 66

www.saintjosephloudeac.fr

 

Lycée professionnel Saint-Ivy : « Commercialisation et services en restauration », un secteur qui recrute !

Lycee7Parmi les filières de formation professionnelle proposées par le lycée Saint-Ivy, l’hôtellerie-restauration forme des cuisiniers mais aussi des professionnels de la salle. Deux métiers étroitement liés, avec des débouchés réels pour les futurs serveurs ou maîtres d’hôtel.

« Le service ne pourrait pas se faire sans les cuisiniers… Mais la cuisine n’existerait pas non plus sans serveurs ! », souligne Olivier Moussour, professeur de « service et commercialisation » au lycée Saint-Ivy de Pontivy.

La réputation de la filière hôtellerie-restauration de ce lycée professionnel, qui rassemble un tiers de ses effectifs totaux (750 élèves), n’est plus à faire. Mais, si la multiplication d’émissions de télévision a mis la lumière sur le métier de cuisinier et contribué au succès du cursus « cuisine », celui de « commercialisation et services en restauration » est moins courtisé… « Pour un groupe de professionnels de salle, nous comptons trois groupes de cuisiniers », compare Olivier Moussour.

Stages en entreprise

Pourtant, les deux métiers sont bel et bien liés. « On dit que la réputation de la cuisine d’un établissement amène de nouveaux clients à réserver, la qualité de l’accueil et du service l’engage à revenir. » Depuis une dizaine d’années, le métier de professionnels de la salle (serveur, maître d’hôtel…) a beaucoup évolué. « Cela reste un métier technique pour lequel on doit savoir découper du poisson, flamber des crêpes ou trancher de la viande, mais aujourd’hui, c’est aussi un métier commercial, d’accueil et de savoir-être. C’est au serveur de savoir vendre le menu, les vins, de mettre en avant les divers atouts de l’établissement tels que ses chambres d’hôtels, ses salles de séminaires, d’assurer le relationnel avec la clientèle… Le travail est très diversifié », insiste Olivier Moussour.

En CAP comme en bac pro en trois ans, les formations proposées par le lycée Saint-Yvy sont composées, à parts égales, d’un enseignement général et d’un enseignement professionnel. Les langues étrangères sont également importantes : deux langues minimum sont enseignées. Des stages en entreprises rythment le cursus, à raison de quatorze semaines en CAP et vingt-deux en bac pro.
« Nos élèves sont placés en fonction de leurs aptitudes et intègrent plusieurs entreprises différentes tout du long de leur cursus : du restaurant familial au gastronomique ou l’étoilé Michelin, en France ou à l’étranger », indique Olivier Moussour.

Dernier argument et non des moindres, la filière « commercialisation et services en restauration » offre de réels débouchés et la garantie de gravir des échelons rapidement. « Nombreux sont nos anciens élèves qui, un an après avoir obtenu leur bac, sont placés chef de rang ou assistant de maître d’hôtel », assure Olivier Moussour, tout en feuilletant pour nous les quatre pages d’offres d’emploi d’un hebdomadaire professionnel. Cette semaine-là, douze postes étaient à pourvoir sur la seule Bretagne !

 

Pratique

Lycée Jeanne d’Arc – Saint-Ivy

29, rue Abbé-Martin – 56300 Pontivy

02 97 25 01 69

www.lyceejasi.fr

 

Lycée Joseph-Loth « Ancré dans l’histoire et qui sait se moderniser ! »

Lycee8Lycée d’excellence, à la fois ancré dans la tradition et sensible à la modernité, Joseph-Loth accueille 1 200 élèves. Au-delà de décrocher leur bac, c’est le meilleur épanouissement possible que souhaite leur offrir l’équipe dirigeante et enseignante. Entretien avec le nouveau proviseur, Thierry Cadart.

Comment présenteriez-vous le lycée Joseph-Loth dont vous avez pris les rênes à la rentrée scolaire 2016-2017 ?

Le lycée Joseph-Loth est un lycée impérial, ancré dans l’histoire mais la tradition n’exclut pas la modernité. Je connais bien cet établissement puisque j’y ai occupé la fonction de proviseur-adjoint, il y a onze ans, avant une expérience en expatriation. J’ai pu constater depuis mon retour, qu’il avait changé. D’abord dans le nombre de ses élèves : 200 de plus. Joseph-Loth est un lycée de grande taille qui compte aujourd’hui 1 200 élèves, 1 000 dans l’enseignement général et 200 dans le supérieur, lesquels disposent d’un cadre de vie agréable et de confiance. Les équipements ont été largement modernisés, équipements informatiques mais aussi une nouvelle salle de restauration qui a ouvert cette année et dont la capacité correspond davantage aux effectifs actuels. Ce sont tout de même 950 repas qui sont servis par jour. Enfin, le lycée a aussi beaucoup évolué dans la diversité de ses enseignements. 

Quelles sont les grandes voies d’études proposées aux élèves de Joseph-Loth ?

L’offre pédagogique proposée au lycée Joseph-Loth est diversifiée. Les formations dispensées se regroupent en trois pôles : le pôle scientifique, le pôle sciences humaines et le pôle économie-gestion. Le pôle scientifique avec ses deux voies ” sciences et vie de la terre ” et ” sciences de l’ingénieur ” est renforcé par des enseignements tels que l’informatique et ” sciences du numérique “. Le pôle sciences humaines, qui regroupe les séries ES et L, est ouvert sur l’histoire des arts et le patrimoine, avec une forte présence des langues et l’introduction d’une nouvelle spécialité, le droit et les grands enjeux du monde contemporain (en série L). Le pôle économie-gestion propose trois spécialités (ressources humaines et communication, gestion et finance et mercatique. Il n’y a pas un pôle prédominant sur l’autre, la force du lycée Joseph-Loth repose vraiment sur l’équilibre de ces trois pôles. Les élèves ont également la possibilité de suivre des enseignements facultatifs comme le latin, l’histoire des arts, la section européenne de langue anglaise ou encore un nouveau cours information et création numérique ouvert, depuis cette année, à toutes les séries. 

Quel est le taux de réussite des élèves du lycée Joseph-Loth ?

Il se situe au-dessus de la moyenne académique, avec 96 % de réussite au bac, toutes séries confondues. Mais au-delà du seul bac, notre objectif est de donner confiance à nos élèves ainsi que de l’ambition pour leurs études supérieures. Le lycée doit stimuler les poursuites d’études en proposant à chaque élève un parcours adapté à ses besoins. Nos élèves réussissent mais ils pourraient réussir encore mieux. Nous aimerions ainsi les voir davantage se tourner vers des études sélectives, qui leur sont abordables. C’est aussi le rôle d’un lycée d’inciter ses élèves à voir et à aller loin !

 

Pratique

Lycée Joseph-Loth

4, rue Jean-Marie-de-Lamennais

56300 Pontivy – 02 97 25 01 34

www.lycee-loth.fr

 

Maison Familiale Rurale : La formation par alternance

Lycee9De la 4e au BTS, la Maison Familiale Rurale (MFR) de Loudéac, propose une multitude de formations en alternance. Entre les salles de classe et l’entreprise, les élèves découvrent de nouveaux horizons de la vie professionnelle.

Depuis sa naissance, il y a un peu plus de 60 ans, la Maison Familiale Rurale a bien grandi. Créée en 1953 à Saint-Étienne-du-Gué-de-l’Isle, elle a été transférée à Loudéac, cinq ans plus tard. Depuis, de constructions en restructurations, elle dispose d’un équipement performant mêlant salles de classe, ateliers et internat. Les spécificités de l’établissement pour former les élèves, elles, n’ont en revanche pas varié. « Notre enseignement est basé sur l’alternance, explique Éric Jaffrot, le directeur. Concrètement, l’élève alterne 15 jours d’enseignement à la MFR et 15 jours de stage dans une entreprise. »

Pour des jeunes qui n’ont pas su trouver leur place dans la voie de l’enseignement « classique », cette formule apporte des réponses appropriées et permet de valoriser les talents et de développer leur créativité. La motivation décuplée de ceux qui ont choisi cette nouvelle voie, alliée à l’implication permanente de l’équipe enseignante, expliquent les bons résultats. « Les diplômes délivrés sont les diplômes officiels nationaux et nous obtenons des résultats équivalents ou supérieurs à la moyenne nationale », se félicite le directeur.

Une nouvelle formation : la forêt

Outre les classes de 4e et de 3e, qui vont permettre aux jeunes de découvrir des métiers avant de finalement choisir leur voie, la MFR de Loudéac propose quatre bacs professionnels : service aux personnes et aux territoires ; conduite et gestion de l’exploitation agricole ; agroéquipements et forêt.

Cette dernière est encore récente dans l’établissement. Après la cessation d’activité de l’établissement d’Arradon, elle a en effet été reprise à Loudéac, à la rentrée 2015. De la seconde à la terminale, les effectifs n’excèdent pas la dizaine d’élèves par niveau. Et les résultats sont là. En juin 2016, la première promotion a été couronnée d’un 100 % de réussite au baccalauréat.

Bénéficiant d’un enseignement général et technique pendant la moitié de leur emploi du temps, ils passent l’autre moitié au grand air. En stage dans les forêts domaniales ou chez des exploitants privés, ils se familiarisent avec les techniques de gestion et d’exploitations forestières. Chaque année, un voyage à l’étranger est même programmé. Après la Suisse l’an passé, ce sera les Pays-Bas, cette année.

Si aujourd’hui la filière ne manque pas de débouchés, ceux qui le souhaitent pourront toutefois poursuivre leur formation par un BTS agricole « gestion forestière », également dispensé à la MFR de Loudéac.

 

Pratique

Maison Familiale Rurale de Loudéac

31, rue Anatole-Le-Braz – 22605 Loudéac cedex.

02 96 28 98 14

mfr-loudeac.asso.fr